Isabelle Gaudette
Centre d’écologie urbaine
Face à la polarisation des débats et à la méfiance envers les institutions, il est urgent de repenser notre démocratie au-delà des cycles électoraux
La transition socio-écologique exige des espaces inclusifs de dialogue et de décision collective où citoyen-nes et organisations participent activement à l’élaboration de politiques, à la gestion de biens communs et à la mise en œuvre de solutions concrètes. Cela implique des mécanismes permanents de co-construction, un financement adéquat des initiatives citoyennes, et une valorisation des savoirs des groupes marginalisés pour assurer que les mesures écologiques et sociales soient adaptées et portées collectivement.
Centre d’écologie urbaine
Arrondissement Rosemont - La-Petite-Patrie
Chaire Alban D'Amours en sociologie de la coopération (ULaval), Collectif de recherche Critic
Université de Montréal
Institut Karl Polanyi, Université Concordia
Indépendante
Service des grands parcs, du Mont-Royal et des sports, Ville de Montréal
Montréal en Commun - Laboratoire d'innovation urbaine Montréal, Ville de Montréal
Coallition Climat Montreal
TIESS - Territoires innovants en économie sociale et solidaire
Institut du Nouveau Monde
OCPM
Office de consultation publique de Montréal (OCPM)

Fruit d’un important travail collectif du groupe de travail DPG, le rapport La démocratie au cœur de la transition socio-écologique propose un bref état de la démocratie montréalaise en contexte de transition, ainsi qu’une série de propositions et de conditions pour consolider et renouveler notre façon de faire la démocratie. Présenté devant près de 200 participant·e·s réuni·e·s pour le Forum montréalais en novembre 2024, ce document a servi de base aux échanges et reste aujourd’hui une assise importante pour les travaux de l’allianc
Ce grand moment pour l’alliance a réuni plus de 200 personnes pour échanger, débattre et bâtir sur 9 propositions pour consolider et renouveler la démocratie montréalaise afin de réussir la transition socio-écologique. Avec les présentations d’ouverture de plusieurs figures clés de la trajectoire politique montréalaise passée et à venir (Magda Popeanu, Laurence Bherer, Nancy Neamtan ou encore Joakim Lemieux), ainsi qu’une plénière finale offrant une voix aux citoyen·nes et aux délégations de quartiers, le Forum a rassemblé une riche diversité d’acteur·trices institutionnels, académiques et communautaires.


Le cursus « Réinventer la démocratie locale : outils et pratiques innovantes », offert dans le cadre ouvert et gratuit de l’UPop Montréal, a permis d’explorer des leviers concrets pour renouveler la démocratie municipale. Coordonnée par Manon Giri (TEC) et portée par des intervenant·es comme Isabelle Gaudette, Dan Furukawa-Marques, Jonathan Durand-Folco et Miriam Fahmy, la série a abordé des thèmes clés tels que le budget participatif, les communs, l’influence citoyenne sur les politiques publiques, la voix des générations futures et le tirage au sort.

Organisée en collaboration avec le BTER de la Ville de Montréal, cette 4e Journée collective TEC s’inscrivait dans la mise à jour de mi-parcours du Plan climat pour explorer les contributions de l'alliance, et plus largement de la société civile, à la mise en œuvre de ses actions.

En janvier 2026, plus de 100 personnes se sont réunies pour discuter de deux questions structurantes pour la transition: comment la recherche peut-elle renforcer l’action locale et – inversement – comment les pratiques de terrain enrichissent-elles les savoirs académiques?

À la suite du colloque de l’ACFAS 2024, Transition en Commun, le CRISES et le CRITIC ont profité de la présence au Québec des chercheurs Pierre Dardot et Christian Laval pour organiser une double conférence sur les communs et le potentiel qu'ils recèlent.

Pour faire résonner les messages du Forum montréalais, Véronique Fournier, Yves Bellavance, Laurence Bherer, Nancy Neamtan, Francis Waddell et Marie-Claude Bertrand ont co-signé une lettre ouverte sous la bannière de TEC, publiée au Devoir.

Menée par la doctorante Anaïs Del Bono en collaboration avec le TIESS et TEC, cette recherche éclaire les conditions favorables à une démocratie participative locale. Appuyée sur des entretiens avec une élue, des fonctionnaires et des acteurs de la société civile, elle met en lumière des consensus émergents et identifie des chantiers prioritaires pour renforcer la gouvernance locale.